February 23, 2024

Tout au long de l’histoire de l’art, les singes ont été représentés enchaînés et attachés, symbole de la disgrâce de l’homme. Cependant, aux XVIIe et XVIIIe siècles, à mesure que l’intérêt pour l’histoire naturelle grandissait, les artistes commencèrent à traiter les singes avec plus d’autonomie, de respect et de dignité. L’un de ces artistes était Jacques-Simon Huet. Ses « singeries », ou peintures représentant des sujets simiens imitant le comportement humain, étaient largement diffusées comme forme de divertissement populaire.

Même si les chimpanzés ne disposent pas d’un « monde artistique » propre, ils font preuve d’un niveau d’absorption intense qui est cohérent avec l’acte de peindre. Et bien que leurs marquages sur papier vierge ne ressemblent pas nécessairement aux styles d’un artiste en particulier, ils semblent évoluer vers des thèmes visuels tels que des motifs d’éventails qui se répètent et changent au fil du temps.

Lorsque Pockets Warhol, un singe capucin, a été transféré de sa première maison au sanctuaire de primates Story Book Farm, dans le sud-ouest de l’Ontario, sa gardienne Charmaine l’a initié à la peinture comme moyen de soulager le stress et l’ennui. Au début, il mangeait plus de peinture qu’il n’en appliquait sur la toile, mais avec de la patience et des encouragements, il commença à produire ses propres œuvres d’art abstraites.

Comme le montre Thierry Lenain, c’est ce processus d’évolution et de développement qui rend l’histoire de la peinture des singes si intrigante. S’appuyant sur un large éventail de preuves historiques et scientifiques, Monkey Painting place cet épisode coloré dans le contexte de l’art contemporain et de la pensée évolutionniste. tableau singe

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